2013-04-06

A small flint biface in the MTA tradition

Texte intégré en français en italiqueIntroduction

Introduction
A  find of a biface made of fluvial flint  in the French  department Vosges has been reported by Serge Beguinot from Neufchateau, France.
It is not the biface in flint that is rare, but the use of flint in a flint poor region where the biface had been  found, which is remarkable. On the other hand, tools of chert occur frequently in this region, so during  the opportunistic exploring of the region for raw materials for tool production, Neanderthals would have gathered whatever they could find.

Introduction
La découverte d'un biface en silex fluviatile dans le département des Vosges a été rapportée par Serge Beguinot de Neufchâteau, France. Ce n'est pas la rareté du biface mais l'utilisation du silex dans une région pauvre en cette matière première qui est remarquable. D'autre part, des outils en chaille Oxfordienne, qui est d'une moindre qualité,  sont fréquents dans cette région. Au cours de l'exploration opportuniste  de matières premières dans  la région, pour la fabrication d'outils, les Néandertaliens ont rassemblé tout ce qu'ils pouvaient trouver.

 Front view. Vue de face

 Back view Vue de dos

Side view Vue latérale

The dimensions of this biface are 6,5 cm long  by  max. 5,2 cm wide and  2, 8 cm thick. the biface weight is  88,7 grams.
The patina is a typical patina caused by circumstances like a chalk rich environment.
This fits in the find- location, as it was found at a lower terrace of the Meuse river near Neufchateau on a gently sloping hill, where a Jurassic Callovo-Oxfordian loam  makes a rather impermeable surface, so there is a great exchange in minerals with the containing  flint.
Moreover, the field is covered with loess, so it is not strange the patinas look like those found on flint south of Maastricht in the Netherlands. At the same field other Middle Palaeolithic tools  were made of the local Oxfordian chert, see image below)

Les dimensions de ce biface sont : Long 65 mm, larg 52 mm, ép 28,5 mm, 83,70 g
La patine est typique d'un environnement riche en calcaire. Cela correspond à la position du site de découverte, sur une terrasse inférieure de la Meuse, descendant en pente douce vers la rivière, dans les environs de Neufchâteau où une couche Jurassique de  l'argile Callovo-Oxfordien donne  une surface plutôt imperméable. Il y a donc un grand échange en minéraux avec le silex contenu dans ces couches. En outre, le champ est couvert de loess, il n'est donc pas étrange que les patines ressemblent à celles constatées sur le silex au sud de Maastricht aux Pays-Bas. Sur le terrain même d'autres outils du Paléolithique moyen ont été  trouvés, produits en chaille Oxfordienne locale (voir image ci-dessous).



Quina type scraper in Oxfordian chert
Racloir de type Quina en chaille oxfordienne



Other finds from the same location. These are only indicative, as because they are surface finds we even do not know whether they belong to the same phase or period
Autres trouvailles  au même endroit. Ceux-ci ne sont qu'indicatives, comme  ils sont trouvailles de surfacenous ne savons même pas s'ils appartiennent à la même phase ou la même période

Flint and the period
Fluvial flint is not local in the Vosges region of Neufchateau for obvious reasons ( too close at the sources).
This is why during the Lower Palaeolithic quartzite was used as a raw material for the production of  bifaces in the Lorraine region ( Guillaume, 1974). From the Belgian Brabant -region a biface made in Wommersom quartzite has been reported ( Destexhe-Jamotte , 1950) which underlines the opportunistic choice of raw materials for the production of tools during the Lower and Middle Palaeolithic period  for this region. Bifaces made of flint are common in the Netherlands ( see e.g. the biface of Maastricht - Belvedêre, Kolfschoten. van & Roebroeks,  1985)

The biface with its triangular shape fits in the Middle Palaeolithic period, in the Mousterian tradition (Moustérien de Tradition Acheuléenne, the  MTA).  This MTA is characterised by the use of small bifaces ( see e.g. Soressi 1999, technological variability at the site of Mousterien, France). The Mousterian i.c. is indicating rather a technology than a period.
It is clear by the raw material that the biface has been  imported.
The biface  obviously has been made from a grey-  black  flint type, that occurs frequently in the southern parts of The Netherlands (South Limburg, i.c. Rijckholt, Valkenburg, Banholt).
Such fluvial flint type of the Maastrichtien can be found everywhere along the Maas river just north of  Maastricht ( Smeermaas, Belgian Kempen) and also in the Pleistocene gravels of  the St. Pietersberg in Maastricht.

However, such flint also is known from the southern parts of France, such as the Dordogne
image of a Mousterian hammerstone from the French Dordogne region , image of a solutrean knife made of flint  from the Dordogne.
Since the Dordogne is a very different region and its rivers do not share common plateau areas for their sources ( such as the Plateau of Langres), it is in my opinion more likely the source of this flint has to be found in the northern part  along the Maas river.
This would connect to numerous other MTA-  finds in the Netherlands, notwithstanding the fact Soressi does not mention these finds from The Netherlands ( Olszewskiet al. 2001, Soressi 2005).
Another arguement for the use of flint from the northern regions, is the distance between the find location and the Dordogne, which is  particularly large, 675 kilometers, while the Maastricht region is "only " about 360 km away, along the same river.
Thanks to Serge Beguinot for the provision of information and images.


Le silex  et la période
Le silex fluviatile n'est pas commun dans la région de Neufchâteau (Vosges) pour des raisons évidentes, trop près des sources de la Meuse et pas d'affleurements.
C'est pourquoi lors du Paléolithique Inférieur le quartzite  a été utilisé comme matière première pour la production de bifaces dans la région Lorraine (Guillaume, 1974). De la région  Brabant-Flamand belge  un biface en quartzite de Wommersom a été rapporté (Destexhe-Jamotte, 1950) qui souligne le choix opportuniste des matières premières pour la production d'outils au cours de la période paléolithique inférieur et moyen dans cette région. 
Les Bifaces en silex sont communs aux Pays-Bas (voir par exemple le biface de Maastricht -. Belvédère, Kolfschoten van & Roebroeks, 1985)
Le biface avec sa forme triangulaire (J'aurai plutôt dit cordiforme ?) est attribué a la période du Paléolithique moyen, dans la tradition moustérienne (moustérien de Tradition Acheuléenne, le MTA). Ce MTA est caractérisé par l'utilisation de petits bifaces (voir par exemple Soressi 1999, la variabilité technologique sur le site moustérien de France). Le Moustérien dans ce cas, indique plutôt une technologie qu'une période. Il est clair, par la matière première utilisée, que ce biface a été importé.
 Le biface a évidemment été réalisé à partir d'un type de le silex gris-noir, qui se trouve fréquemment dans les parties méridionales des Pays-Bas (Limbourg du Sud,  Rijckholt, Valkenburg, Banholt).
 Un tel type de silex fluvial (Maastrichtien) peut être trouvé partout le long de la Meuse, juste au nord de Maastricht (Smeermaas, belge Campine) et aussi dans les graviers du Pléistocène de la St.Pietersberg à Maastricht.
Toutefois, le silex est également connu dans certaines régions du sud de la France, comme la Dordogne
Image d'un percuteur   Mousterien et  image d'un couteau en silex Solutréen de Dordogne (France).
 Les Bifaces en silex sont communs aux Pays-Bas (voir par exemple le biface de Maastricht -. Belvédère, Kolfschoten van & Roebroeks, 1985)
Le biface avec sa forme triangulaire (J'aurai plutôt dit cordiforme ?) est attribué a la période du Paléolithique Moyen, dans la tradition moustérienne (moustérien de Tradition Acheuléenne, le MTA). Ce MTA est caractérisé par l'utilisation de petits bifaces (voir par exemple Soressi 1999, la variabilité technologique sur le 'site de type'  moustérien de France). Le Moustérien dans ce cas, indique plutôt une technologie qu'une période. Il est clair, par la matière première utilisée, que ce biface a été importé.
 Le biface a évidemment été réalisé à partir d'un type de le silex gris-noir, qui se trouve fréquemment dans les parties méridionales des Pays-Bas (Limbourg du Sud,  Rijckholt, Valkenburg, Banholt).
 Un tel type de silex fluvial (Maastrichtien) peut être trouvé partout le long de la Meuse, juste au nord de Maastricht (Smeermaas, belge Campine) et aussi dans les graviers du Pléistocène de la St.Pietersberg ( Montagne St. Pierre)  à Maastricht. aux Pays -Bas.
  Il est, à mon avis,  plus probable que l'origine  de ce type de silex doit être recherchée dans la partie nord le long de la Meuse.De plus, la distance entre  la Dordogne  et les Vosges  est particulièrement importante, 675 kilomètres, alors que la région de Maastricht se trouve à environ 360 km de là, le long de la même rivière.
 Cela se rapproche  aussi de nombreuses autres trouvailles d'artéfacts du MTA aux Pays-Bas. En dépit du fait que Soressi ne mentionne pas ces trouvailles des Pays-Bas (Olszewskiet al. 2001, Soressi 2005).
Merci à Serge Beguinot pour la fourniture d'informations et de photos.


References


Destexhe-Jamotte   J. ; (1950)  Note sur un biface moustérien trouvé à Wommersom (Brabant)  Bulletin de la Société préhistorique de France   Vol.  47   Issue   11-12   pp. 536-538
Guillaume  Ch. (1974)   Bifaces en quartzite du Paléolithique ancien en Lorraine
Bulletin de la Société préhistorique française. Études et travaux Volume   71  Issue   H-S  pp. 279-294
Kolfschoten, T. van & Roebroeks, W., 1985. Maastricht-Belvédère: stratigraphy, palaeoenvironment and archaeology of the Middle and Late Pleistocene deposits. Mededelingen Rijks Geologische Dienst, 39: 1-121.
Ruebens, K.  Bifacial Elements in Continental Northwestern Europe during the Last Glacial Cycle (MIS5d-3): The Relationship between Mousterian, Micoquian and ‘Mixed’ Assemblages. Centre for the Archaeology of Human Origins, University of Southampton - article
Soressi, M ; (1999) Variabilité technologique au Moustérien. Analyse comparée du débitage Levallois MTA A du Moustier (Dordogne, France)/Technological variability in theFrench Mousterian. Comparative analysis of a MTA type A assemblage of Levallois debitage at Le Moustier (Dordogne, France) Paléo 1999   Vol 11  Iss 11  pp. 111-131
Soressi M. and Dibble H.L. (2003)  Multiple approaches to the study of bifacial technologies. Publication of The University of Pennsylvania Museum, Philadelphia, USA Monograph 115, 290 p. [pdf]
Soressi , M. ( 2005) Late Mousterian lithic technology: its implications for the pace of the emergence of behavioural modernity and the relationship between behavioural modernity and biological modernity; Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, PDF
Olszewski D.I., Mcpherron S.P., Dibble H.L., Soressi M. (2001) Middle Egypt in Prehistory: A Search for the Origins of Modern Human Behavior and Human Dispersal. Expedition, june 2001, p. 31-37.



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